71.1886.130.19

SUSPICIOUS

réSidUS de PestIcides dans les CollectIOns : analyse par flUoreScence des rayons x

Responsabilité scientifique :

  • Eléonore Kissel
  • Christophe Moulherat

Financement :

  • DIM Matériaux anciens et patrimoniaux
  • Musée du quai Branly – Jacques Chirac

Descriptif :

En 2015, le pôle Conservation-Restauration (PCR) du mqB-JC a initié une campagne d’identification des résidus de pesticides, à partir de tests microchimiques. Ces « spots-tests » ont montré leurs limites car seuls l’arsenic, le mercure et le plomb sont détectables. À ce jour environ 2 000 objets ont été testés, ce qui est insuffisant pour assurer la manipulation des collections en toute sécurité puisque 50 % des 370 000 objets ethnographiques sont constitués en partie ou en totalité de matériaux organiques susceptibles d’avoir été soumis à l’action de pesticides. L’objectif premier de l’acquisition d’un spectromètre à fluorescence X (FX) portable est d’augmenter la cadence et la fluidité des mesures, et de permettre aux agents ainsi qu’aux prestataires de se protéger adéquatement en cas de contamination par des produits toxiques.

Le laboratoire de l’INP est sollicité par les élèves restaurateurs pour des expertises sur les matériaux et leurs altérations avant restauration ou pour des études techniques relatives à la connaissance des matériaux d’artistes et à la matérialité des oeuvres. Dans cette perspective, l’accès à un spectromètre dont la mise en place ne nécessite pas la mobilisation complète d’un local permettrait de faciliter la réponse offerte aux questions des étudiants.

Les travaux de recherches conduits dans le laboratoire ArScAn nécessitent la caractérisation chimique de grandes séries de mobiliers archéologiques de nature différente (pierre, céramique, métal, etc.) et les sols archéologiques nécessitent une analyse chimique rapide des matériaux. Pour cette raison nous nous associons à cette demande d’achat d’un spectromètre de type TRACER 5i.

Le laboratoire AOrOc regroupe des disciplines de l’archéologie sur des aires chronologiques depuis la protohistoire celtique jusqu’au bas empire, et sur des espaces géographiques partant de l’Europe occidentale à l’Asie centrale. Les thématiques sur les artefacts sont donc très nombreuses, abordant à la fois la manufacture des objets, leur style et leur origine et leurs modes de diffusion. Les analyses non destructives effectuées par spectrométrie à FX contribueront à la connaissance des produits de fouilles.

Illustration : manteau d’enfant en peaux d’oiseaux (numéro d’inventaire : 71.1886.130.19). Ce vêtement d’origine arctique a testé positivement et très fortement à l’arsenic : nous tentons d’en faire baisser la toxicité par des dépoussiérages successifs, qui sont assez difficiles à réaliser du fait de l’hydrolyse des peaux.

«  
»