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PS.XX

La propagande sonore enregistrée au XXe siècle

Responsabilité scientifique :

  • Jonathan Thomas
  • Esteban Buch
  • Marion Dupuis
  • Simon Garrette

Partenariat :

  • BnF – Département Son, vidéo, multimédia
  • Pôle numérique recherche, EHESS
  • LAHRA, ENS Lyon

Financement :

  • DIM Matériaux anciens et patrimoniaux
  • BnF

Descriptif :

La base de données ≪ PS.XX : La propagande sonore enregistrée au XXe siècle ≫, dont l’accès libre sera offert en ligne, sera la première à renseigner les supports sonores enregistrés diffusés tout au long du XXe siècle par les organisations politiques et syndicales françaises. Produits timidement dès la fin des années 1900, explosant leur nombre et variant leurs contenus pendant les années 1930, distribués en grand nombre après la Seconde Guerre mondiale au cours des campagnes électorales ou dans les moments plus faibles de la vie partisane, ces supports conservent les traces des pratiques oratoires, des chants, des musiques, et, finalement, de l’esthétique sonore des pratiques politiques. Ils font aussi traces des modalités d’usages politiques du son enregistré, ainsi considéré comme un puissant instrument de propagande par des organisations telles que la SFIO (Ersa/La Voix des Nôtres), le Parti socialiste (Uniteledis), la CGT (Ersa/La Voix du Travail), la SFIC (COTSF/Piatiletka/La Voix du Peuple ; Le Chant du Monde), le Parti communiste français (La Voix de Chez Nous ; La Voix du PCF ; Le Chant du Monde ; Editions du PCF ; Unicité), l’Action française (Disques Hébertot) ou le Front national (Serp). Leur existence a pourtant été oubliée, et leur rôle dans la stratégie d’existence des organisations politiques jusqu’à présent négligé. Leur conservation dans des institutions éparses ne permet pas toujours leur consultation et ne renseigne ni leur contexte d’usage, ni leur dimension de corpus. Respectant les principes F.A.I.R. (Facile à trouver, Accessible, Interopérable et Réutilisable), PS.XX entend mettre en valeur le patrimoine des voix parlées et chantées de la politique française, favoriser leur consultation, communiquer leurs histoires, et surtout encourager leur exploration comme objets de connaissances historiques, anthropologiques et politiques.
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