ARCHEO3D

La modélisation 3D en archéologie, du terrain à la réalité virtuelle : enjeux, objectifs et contexte d’utilisation. Etudes de cas en archéologie programmée et préventive

Responsabilité scientifique :

  • François Giligny

Partenariat :

  • Digitage – Alexis Dejoux

Financement :

  • Région Ile-de-France
  • Digitage

Descriptif :

La modélisation 3D devient courante, voire banale en archéologie et dans les sciences du patrimoine. Ses applications ont connu une expansion inédite depuis une vingtaine d’années, allant de pair avec un intérêt de plus en plus croissant du public le plus large et des réalisations spectaculaires telles que la visite de grottes virtuelles ou la restitution des monuments détruits. L’utilisation des modèles 3D est également fondamentale en archéologie pour répondre à des besoins de recherche : pour visualiser ou manipuler des objets fragiles ou volumineux, pour analyser et traiter des données de manière quantitative ou réaliser des simulations, pour communiquer les données et les partager, enfin pour archiver et conserver les vestiges et les sites pour les générations futures. Cette thèse portera l’utilisation de cette nouvelle technologie qu’est la modélisation 3D en archéologie, en s’intéressant à une partie fondamentale du processus : l’adéquation entre les objectifs de recherche et le contexte d’utilisation, dans une démarche appliquée qui met en relation des archéologues, les spécialistes de la 3D et les institutions publiques ou privées qui gèrent, décident et financent les opérations archéologiques ou des projets de valorisation patrimoniaux. A partir d’un état de l’art examiné à l’échelle nationale et européenne, que ce soit dans le domaine de la recherche archéologique programmée ou préventive et dans celui de la valorisation du patrimoine, on proposera des procédures et des scénarios de production de modèles 3D. On s’intéressera particulièrement à la précision des différents contextes d’utilisation de la 3D dans le cadre d’un projet, à la valeur ajoutée des contenus 3D et à la possibilité d’enrichir les contenus initiaux, à l’adéquation entre la précision des modèles et l’usage auxquels ils sont destinés. Basée sur une collaboration entre une équipe de recherches archéologique (UMR Trajectoires) et une société spécialisée dans la modélisation 3D (Digitage), cette thèse permettra d’aborder de manière détaillée ces méthodes de recherches appliquées.

 

Doctorante : Ségolène Delamare
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