MABY

Etude de la « maladie de Byne »

Responsabilité scientifique :

  • Véronique Rouchon

Financement :

  • DIM Matériaux anciens et patrimoniaux

Descriptif :

Les collections du muséum comprennent un grand nombre de spécimens riches en matériaux calcaires (coquillages, microfossiles, minéraux…). Dans des environnements pollués par des composés organiques volatils, tels que ceux qui correspondent à l’intérieur des mobiliers de chêne, ces matériaux peuvent s’altérer, donnant lieu à des croissances cristallines indésirables d’acétates et de formiates. Ce phénomène, aussi appelé « maladie de Byne », résulte de mécanismes d’adsorption/désorption d’eau, de dissolution d’acides volatils tels que l’acide formique et l’acide acétique, et de réaction acidobasiques conduisant à l’altération des carbonates, puis à la formation de sels organiques dont la diversité minéralogique est à ce jour peu étudiée. Un travail préliminaire a montré l’existence de phases mixtes d’acétate et de formiate de calcium qui ne sont pas répertoriées dans les bases de données cristallographiques. Ce projet a deux objectifs : d’une part, identifier, parmi les matériaux actuellement utilisés pour la présentation des spécimens, ceux qui sont les plus « polluants », et, d’autre part, compléter la documentation des nombreuses phases d’altérations observées à travers une démarche analytique couplant micro-spectrométrie Raman et infrarouge, analyse élémentaire par sonde électronique (MEB/SDE) et diffraction des rayons X. Ce travail fait l’objet d’un fort partenariat avec le Centre de Recherche sur la Paléodiversité et les Paléoenvironnement, également membre du DIM.
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