IRSIT

Technique infrarouge pour l’auscultation des oeuvres d’art in situ

Responsabilité scientifique :

  • Vincent Detalle
  • David Giovannacci
  • Stéphane Serfaty

 

Partenariat :

  • CERTES, Université Paris-Est, Créteil
  • GRESPI, Université de Reims, Champagne Ardennes

Financement :

  • DIM Matériaux anciens et patrimoniaux
  • C2RMF
  • CERTES
  • THEMACS
  • CRC Equipe LRMH

Descriptif :

Le Contrôle Non Destructif (CND) appliqué aux analyses du patrimoine mobilier et immobilier représente un intérêt grandissant pour les acteurs de la conservation et restauration du patrimoine culturel. Le caractère non mobile d’une partie du patrimoine a poussé cette communauté à mettre en oeuvre des techniques non seulement portables mais également non destructives. Si toutefois le prélèvement est nécessaire, ces techniques sont un atout indispensable pour en améliorer la stratégie. Parmi les techniques portables et non destructives, la thermographie Infra Rouge permet de réaliser une cartographie des désordres structuraux sous-jacents, comme des décollements d’enduits ou de la couche picturale à des échelles allant de quelques microns à plusieurs centimètres. La thermographie peut être passive (IRT) ou active (SIRT), c’est-à-dire stimulée par un échauffement local et suffisamment faible énergétiquement pour ne pas altérer les matériaux présents en surface. Cette technique d’auscultation possède l’énorme avantage d’être très polyvalente et rapide à mettre en place. Son efficacité pour la détection d’interfaces est largement démontrée sur de nombreux objets et matériaux du patrimoine. Pour permettre de caractériser des phénomènes ultracourts, qui souvent sont sources d’information des interfaces à une profondeur millimétrique ou submillimétrique, l’utilisation d’un détecteur refroidi rapide fonctionnant dans le domaine thermique lointain (LWIR) est indispensable. Un tel système de détection devrait ainsi permettre de mettre en évidence une oeuvre plus ancienne sous une couche picturale plus récente ou sous un badigeon ainsi que des défauts de surfaces difficiles à mettre au jour par d’autres techniques. L’objectif de ce travail est de coupler cette approche Infra-rouge à la technique de tomographie en cohérence optique (OCT) afin d’avoir accès à ces informations de surface. De plus, associée à la thermographie stimulée par méthode flash, l’imagerie dans le domaine de l’infrarouge thermique (8 à 12 μm) peut permettre de rendre compte des sous-couches ou de dessins préparatoires.
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