GEOCOT

Géochimie des productions et diffusions du coton

Porteurs du projet :

  • Charlène Bouchaud
  • Antoine Zazzo

Partenaires :

  • AASPE
  • LSCE
  • Musée du Quai Branly

Financenement :

  • DIM Matériaux anciens et patrimoniaux

Résumé :

Projet reporté en 2018-2019

Le coton, désignant à la fois une plante, une fibre et une production textile, évoque aussi bien les progrès techniques que les dérives humaines et écologiques de la mondialisation moderne. L’internationalisation du coton et de ses produits n’est cependant pas le jeu d’une globalisation récente et son histoire, impliquant quatre espèces domestiquées, donne à voir un des exemples les plus éloquents d’enchevêtrements de facteurs sociaux, environnementaux, techniques et économiques. Les trajectoires variées des produits issus de ces domestications, graines et fibres brutes et travaillées, sont des marqueurs pertinents de la circulation des savoirs, des biens et des personnes. La perception des routes de diffusion du coton est cependant limitée par la difficulté à identifier l’origine géographique des produits retrouvés en contexte archéologique.

Le projet s’attache à développer de nouvelles approches en géochimie isotopique et élémentaire afin de comprendre comment les facteurs environnementaux et anthropiques et les processus de diagenèse (et notamment la carbonisation) affectent la composition isotopique (C, N, O, H, Sr) des graines et fibres textiles végétales. Les traceurs isotopiques les plus pertinents seront ensuite convoqués pour appréhender la provenance locale ou importée du coton.

Pour ce faire, une étude exploratoire menée sur du matériel moderne de coton permettra la validation du protocole et la mise en place d’un référentiel géochimique sur lequel seront basées les analyses des matériaux anciens trouvés sur des sites archéologiques de péninsule Arabique et présents au sein de collections patrimoniales.

 

Crédits et Copyright : Charlène Bouchaud